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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 17:18

La télévision est en ce moment prolifique à propos du Burkina. Ce n'est toujours pas trop dans un sens positif, mais on en parle c'est déjà ça.

Mardi prochain, Arte diffuse un documentaire de Hubert Dubois, Enfants forçats. Ce documentaire reprend une enquête commencée il ya 20 ans à travers le documentaire "L'enfance enchainée". (dossier de presse)

Le reportage montre la situation des enfants dans 4 pays : Inde, Burkina, USA et République Dominicaine.

 

Qu'en est-il au Burkina? Je ne sais pas encore ce que va dire ce reportage.

LE travail des enfants est une péroccupation au Burkina. dès 1954, le pays s’est intéressé au phénomène de travail des enfants par l’arrêté N°539 ITLS-HV. Le pays a également ratifié en 1989, la convention relative aux droits des enfants adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies. La Convention précise que chaque enfant a droit à la vie, à la survie et au développement, à la protection familiale et à l’aide spéciale pour l’enfant privé de son milieu familial, à la non discrimination, à l’accès aux soins de santé primaires, à l’éducation et à la sécurité sociale. Aussi, l’article 15 du Code du travail stipule que nul ne peut être engagé dans un travail quelconque avant l’âge de 15 ans, même comme étant apprenti. Ces actions en faveur des enfants ont été renforcées par la convention
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de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants, ratifiée par le Burkina Faso le 25 Mai 2001.

 

Les statistiques que j'ai trouvé sur le travail des enfants au Burkina datent de 2006, une enquête réalisée par l'Institut national de la statistique et de la démographie(INSD) : ce sont au total 1 658 869 enfants âgés de 5 à 17 ans qui mènent une activité économique au Burkina Faso. Le secteur de l'agriculture emploie 70% de ces tout-petits.

 

Il est vrai qu'on voit beaucoup d'enfants gardant les troupeaux, dans les champs avec des dabas ; mais dans les villes aussi ont trouve bon nombre d'enfants qui vendent des objets divers et variés, qui cirent les chaussures. Les uns font ça pour aider leurs parents d'autres pour pouvoir subsister, certains font ça en plus de l"école mais ils ne doivent pas être très nombreux.

J'espère que le reportage de mardi nous en dira un peu plus...


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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 17:40

L'autre jour on entend à RFI que le Burkina abandonnait la culture du coton transgénique. Le Burkina est classé au rang des grands pays producteurs de coton en dépit des conditions climatiques défavorables et des caprices pluviométriques que connaît le pays et se place au treizième rang des pays producteurs d’OGM dans le monde. Cette information a donc été une grande surprise pour moi, et une bonne nouvelle...

Mais elle fut démenti le lendemain par le premier ministre Luc Adolphe Tiao :

  « C’est une contre information. C’est regrettable que sur une radio aussi crédible, on balance une telle information (NDLR : l’information a été diffusée le jeudi 10 mai dernier sur les antennes de la Radio France internationale (RFI)). Je démens catégoriquement que le Burkina Faso n’a jamais abandonné le coton OGM. Ce que la personne qui semblait connaître ne dit pas, c’est que nous faisons nos recherches ici. Aujourd’hui, nous avons pu travailler avec les Américains et la recherche sur le coton OGM (Organisme génétiquement modifié) se poursuit. Il faut dire que nous avons fait des avancées dans ce domaine. Bien sûr, nous pouvons avoir des difficultés, mais nous n’avons jamais abandonné. Nous venons même d’apprendre qu’il y a déjà 250 000 tonnes de graines de coton OGM qui ont été mises sur le marché. Naturellement, comme pour toutes les semences, nous devons l’améliorer pour que la semence s’adapte aux conditions climatiques et à l’environnement. C’est dans ce sens que nous travaillons, mais nous n’avons jamais décidé d’arrêter la culture du coton transgénique ».

Rencontre avec le Dr Déhou Dakuo, directeur du développement de la production cotonnière de la SOFITEX  (dans le journal le Pays)

« Le Pays » : Les Burkinabè se sont réveillés avec une information de RFI faisant état de l’abandon cette année de la culture du coton Bt. Qu’en est-il ?

Dr Déhou Dakuo : Nous avons également été surpris par cette information. D’autant plus que nous sommes en train de tenir nos fora d’avant-campagne avec les producteurs. La mise en place des semences de Coton génétiquement modifié (CGM) comme celles du coton conventionnel est faite à plus de 80%. Cela veut dire que la plupart des groupements de producteurs de coton ont été dotés en semence de coton Bt. Pour ce qui concerne spécifiquement la SOFITEX (NDLR : il existe deux autres sociétés cotonnières : la SOCOMA et Faso Coton), nous envisageons emblaver entre 200 à 300 milles hectares de coton Bt pour la campagne 2012/2013. Pas plus tard que la semaine dernière, Faso Coton est passé à l’usine de délintage de Kourouma dans le Kénédougou pour enlever son stock de semences de CGM et je crois que cette semaine, ce sera le tour de SOCOMA d’enlever son stock de semences. Nous sommes donc très surpris d’entendre que le Burkina Faso veut arrêter la culture du coton Bt.

Qu’est-ce qui peut expliquer la diffusion d’une telle information. Une mauvaise source d’information ou de la manipulation ?

Je ne saurais vous le dire. Ce qui est sûr, l’information n’est pas avérée. J’ai interrogé beaucoup de personnes dans la filière et même hors de la filière pour comprendre. On n’a pas d’explication. A moins qu’il y ait d’autres intentions derrière la diffusion d’une telle information par RFI. Cette année, il y a eu les états généraux sur la filière coton, après cela, l’AICB (Association interprofessionnelle du coton du Burkina) a tenu une conférence de presse sur la situation de la culture du coton au Burkina Faso. Nous avons des documents qui sont disponibles et qui sont diffusés. C’est transparent de ce côté-là.

Il y a peut être des problèmes dans la culture du CGM qui ont pu laisser penser cela ?

Comme tout intrant, pour chaque innovation que l’on introduit, il faut se donner les moyens de la suivre pendant quelques années. Pour cette semence GM (Génétiquement modifiée), si l’on s’en tient au souhait des producteurs, 90 à 95% aimeraient avoir des semences GM, alors que pendant la dernière campagne, on a observé un certain mélange. Des parcelles sensées être des parcelles de CGM ont subi des attaques de ravageurs. Après enquêtes, on s’est rendu compte qu’il y a eu des mélanges de semences qui pourraient être le fait des producteurs eux-mêmes, ou survenus lors des transports. Pour éviter ces mélanges, avec notre partenaire Monsanto, on a pris des mesures. A la méthode de contrôle chromatographique communément appelée méthode des bandelettes, on a ajouté la méthode Elisa (test sérologique) pour analyser les semences afin d’être sûr que tout ce qui sort du laboratoire est 100% GM. En outre, la SOFITEX a élaboré un plan semencier et pour sa mise en œuvre des formations commencent la semaine prochaine. Elles concernent tous les acteurs : des agents du laboratoire aux semenciers jusqu’au producteurs en passant par les transporteurs et les égreneurs. Tout le monde va être formé et sensibilisé sur la qualité de la semence. En station de recherche, on a vu que l’on pouvait atteindre un rendement de 30% avec le CGM. Cela est possible en milieu paysan.

On l’a vu avec les premiers producteurs recrutés parmi les meilleurs en 2008 pour la production de semences. Mais lorsqu’on a généralisé, cela n’a pas été le cas chez tout le monde. Les petits producteurs qui, même avec le coton conventionnel, n’atteignaient pas les seuils de rendements attendus, n’ont pas fait mieux avec le CGM à cause essentiellement du non- respect des paquets techniques (sous-dosage d’engrais chimiques, pas d’apport en fumures organiques, non-réalisation des traitements insecticides recommandés). Le coton GM n’augmente pas systématiquement les rendements, mais ce sont ses effets induits qui apportent une augmentation du rendement. Pour atteindre l’objectif de 30% de rendement supplémentaire, il faut nécessairement respecter le paquet technique recommandé. Comme vous le savez, au Burkina Faso, la plupart des sols cultivés sont pauvres en matières organiques. Dans ce cadre, nous avons élaboré un plan d’actions sur la fertilité des sols qui va faire appel à la recherche au ministère de l’Agriculture et de l’hydraulique et à nos services techniques pour en faire une action prioritaire.

En plus du rendement, il semble que la longueur de la fibre n’était pas au rendez-vous. Ce qui a fait baisser le prix d’achat de 10%. Qu’en est-il ?

Pour ce qui concerne la fibre, nous faisons face à deux caractères dans la semence GM. C’est le croisement d’une variété burkinabè et d’une variété américaine qui a permis d’introgresser le gène Bt. Forcément, le descendant va avoir le caractère de chacun des parents en bon et en mauvais. Dans notre cas, il me semble qu’on a trainé avec un petit défaut de la variété américaine pour ce qui concerne la longueur de la fibre. On s’en est rendu compte très tôt au niveau de Monsanto, des sociétés cotonnières et de l’INERA, et des mesures ont été prises. La première mesure, c’est au niveau de la recherche nationale qui y travaille et dans un ou deux ans, le problème sera résolu. Le travail est bien avancé, il ne reste plus qu’à multiplier les semences. La seconde mesure est au niveau de Monsanto. Ils ont pris conscience du problème et ont opéré des sélections. Au cours de ce mois de mai, 14 lignées de backcross 3 (BC3) doivent être envoyées par Monsanto à l’INERA pour la multiplication des semences. Dans le backcross 3, la part de caractères de la variété burkinabè va être plus grande afin d’améliorer la qualité de la fibre.

Comment s’est comportée la première campagne de commercialisation du Bt burkinabè sur le marché international ?

Dans l’ensemble, de l’avis de mon collègue en charge du dossier, ça va. Il y a effectivement la question de la longueur de la fibre sur certains lots qui a posé de petits problèmes. Mais l’un dans l’autre, la production a été écoulée. N’oubliez pas que le coton est un produit commercial et que certains concurrents peuvent profiter de cette situation pour dénigrer notre produit. Les principales caractéristiques de notre coton n’ont pas changé. Je ne vois pas où se trouve le problème. Il y a eu, c’est vrai, quelques petites variations par rapport à la longueur de la fibre.

Le Burkina est toujours engagé dans le Bt. Il n’y a pas de rétropédalage ?

Tout ce que je viens de dire confirme notre engagement dans le coton Bt. Nous étions récemment à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire autour du Programme régional de protection intégrée du cotonnier en Afrique (PR-PICA). Une des principales recommandations a été que les autres pays membres (Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Togo) et les pays voisins s’inspirent de notre expérience afin de leur faire gagner du temps. Si notre expérience était si mauvaise, elle ne servirait pas de référence. Je tiens donc à rassurer tout le monde qu’il n’en est rien. Nous n’avons aucune crainte de ce côté-là, les producteurs non plus. Cette information diffusée aurait dû être mieux recoupée à notre avis, d’autant que France 24 qui est en train de fusionner avec RFI, a demandé à venir faire un reportage sur le coton Bt au moment des semis, courant mois de mai et juin, ce qui a été autorisé par la SOFITEX.

Abdoulaye TAO

Si vous voulez aller plus loin faites un tour sur le site de l'Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (OGM ou non!!)


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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 13:40

Demain soir, Arte diffuse un reportage tourné au Burkina Faso, à Diapaga (est du Pays) ou j'étais allée faire une mission il y a un an et demi.

Apparement le reportage est en lien avec les activités d'Action contre la Faim dans cette région.

Je pense que ce reportage montrera bien la situation des cas de malnutrition au Burkina, vvous aurez un petit aperçu de ce que j'avais vu lors de mon stage au CREN Morija de Ouaga.

 

Voici le résumé proposé sur le site d'Arte :

Au Sahel, 16 millions de personnes sont à nouveau menacées par une grave crise alimentaire. Le Burkina Faso est parmi les pays les plus concernés.

L’équipe d’ARTE Reportage s’est rendue dans l’Est du pays, dans la province de Diapaga, sévèrement touchée par la sécheresse.

Dans cette région rurale et isolée, peuplée de 45.000 habitants, la production céréalière, habituellement excédentaire, a chuté de 32%. Résultat : une flambée des prix renforcée par la hausse générale des cours mondiaux.

Ici, les familles sont loin de tout et plus pauvres que la moyenne nationale, avec 8 enfants à nourrir en moyenne, contre 6 dans le reste du pays.
Les taux d’admission d’enfants souffrant de malnutrition dans les centres nutritionnels ont doublé. Les autorités locales et les ONG tirent la sonnette d’alarme

 

Reportage de Marc Dana et Emmanuel Charieras – ARTE GEIE / France Italie Média – ARTE GEIE – France 2012

source : arte et ACF


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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 13:37

Actualités oblige, je ne peux pas vous parler d'autres choses que des élections. Mais pour faire un peu exotique, voilà comment ça se passe pour les français du Burkina :

Ce 22 avril 2012 se déroulera le premier tour de la présidentielle en France. Dix  candidats sont en lice pour la conquête de l’Elysée. Combien de Français en âge de voter accompliront-ils leur acte citoyen au Burkina ? Concrètement, comment se déroulera ce scrutin  majeur dans notre pays ? Revue de détails avec le Consulat français qui chapeaute cette opération électorale.

Dès l’entrée de l’ambassade de France, le visiteur devine qu’il y a un grand événement lié à cette communauté : les affiches des 10 candidats y trônent, placardées  selon un tirage au sort effectué par le Conseil constitutionnel français. Ainsi le premier tiré au sort doit avoir son affiche la plus proche possible du bureau de vote. C’est la championne des écolos, Eva Joly, qui a eu ce privilège.

Partout donc en France comme à l'Etranger, c'est le portrait de la porte-étendard des Verts qui sera à quelques mètres des bureaux de vote, suivi des autres. Seul manque le portrait de la candidate Nathalie Arthaud  du fait d'un retard d'acheminement de la valise diplomatique, imputable à la candidate elle-même. Ces flyers géants bien visibles sont la preuve de la campagne, nous dira en substance Louis-Vincent Gay, le consul adjoint.

Un tableau d’affichage administratif comportant des extraits du Code électoral, le décret de convocation du corps électoral, entres autres, fait aussi  partie du décor. Il y a bel et bien un vote capital en Hexagone . Et les Français de l’Etranger ne sont pas en reste. Ils sont 3450 ressortissants de ce pays inscrits au registre du Consulat comme des résidents permanents au Burkina. Au total et ce, depuis le 31 décembre 2011, date de clôture pour les inscriptions, 1974 se sont inscrits au Faso pour voter à la présidentielle 2012.

A cet effet, 2 bureaux de vote sont prévus : un à Ouagadougou à l’ambassade-même et un autre à Bobo-Dioulasso à l’Institut français. La répartition des votants est faite en fonction des zones ; ceux dépendants de la capitale politique  (au nombre de 1 694) y votent et ceux qui sont rattachés (280) à la ville de Sya  y sont inscrits. Au consulat de France à Ouagadougou, 3 isoloirs sont prévus (dont un pour les personnes handicapées) et une urne transparente.

Les bureaux de vote sont ouverts ici de 8h à 18 h GMT. Les votes par procuration que le Consulat estime à une centaine sont possibles et ce, jusqu’au  vendredi 20 avril 2012. Une seule personne peut voter par procuration pour  3 personnes au maximum.

Un inscrit  du Burkina Faso peut choisir de voter en France à condition qu’il l’ait signalé avant le 31 décembre dernier.

Les votants reçoivent par courrier les professions de foi des candidats (programme politique) et une lettre de convocation indiquant le lieu et l’heure du vote.

Dans le bureau de vote comme habituellement en pareil cas, il y a le président du bureau de vote ; en l’espèce ici, c’est Mme la consule Claudie Bucaioni, assistée d’un secrétaire, désigné parmi les agents consulaires, et des assesseurs choisis par les délégués des candidats. Si un assesseur manque à l’appel, ce sera la présidente du bureau de vote qui en désignera un remplaçant. Le dépouillement débute sitôt les bureaux de vote clos, et le décompte commence. Il revient à Mme la consule de proclamer les résultats, lesquels sont transmis à Paris par télex diplomatique. Et, compte tenu du décalage horaire, les premières estimations seront annoncées à Paris alors même que le dépouillement débutera à Ouagadougou.

«J’espère que tout se passera sans problème, on a tout mis en place pour qu’il n'y en ait pas…le Consulat est prêt», a affirmé celle qui présidera au déroulement de ce vote au Burkina.

 

Ref : journal l'observateur 19 avril 2012


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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 13:54

Il se passe beaucoup de choses en ce moment ici, mais pas le temps et l'envie de tout déballer pour le moment. Alors pour vous faire patienter et rigoler un peu :

 

 

 


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