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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 05:42

Ma deuxième journée sur la base de Diapaga, après une première journée efficace, a été consacré à aller voir le CSPS le plus éloigné et qui présente pas mal de cas de VIH. Donc, avant 7h, on a pris la route de Nagaré (en gros 2h30 de route), mais avec un paysage des plus magnifique. PAr chance nous avions un beau soleil au rendez vous.

Cette région est une région très "boisée" et assez préservée (proximité des reserves naturelles peut être). Ce qui est sur, c'est que ça fait du bien de voir de la verdure, des rivières, des paysans dans les champs, des animaux (veau, vache, cochon couvée de canard, ane...).

Bref, au CSPS nous avons pu avoir les informations concernant la prise en charge du VIH.

En fait dans les centres de santé et de promotion social (dernier échelon de santé), on propose les tests de dépistages vraiment au cas par cas, ou alors dans le cadre de la prévention de la transmission mère enfant (un programme national est en place depuis l'année dernière, et le taux d'adhésion des femmes est assez bons). Mais c'est surtout le temps qui manque aux personnels pour faire le counseling : c'est à dire bien expliquer ce qu'est le VIH, à quoi sert le test, pourquoi c'est important de connaitre son statut, ce qui va se passer si c'est positif, et si c'est négatif que faire aussi pour le rester...

Dans ce petit coin du Burkina, éloigné de tout (pas de télé, ni radio, encore moins des journaux), on a peu d'info récentes sur le VIH, donc encore beaucoup de préjugés. De plus cette localité se trouve être très très proche du Bénin, qu'il y a beaucoup de va et viens des personnes,  et on sait que le mouvement des populations augmentent les risques de transmissions.

Comment? d'une part si l'homme part chercher du travail dans une autre localité pour quelques temps, il y a de fortes chances qu'il "trompe" sa femme (le terme n'est jamais employé, comme ça), et d'autre part, la femme restée à la maison a de très forte chance d'être solliciter par des hommes de passages, voire même ses voisins...  Il suffit qu'un seul de tous ces partenaires soit positif pour que le relais soit transmis!

Il y a donc fort à faire avec de la sensibilisation de proximité, de développement d'associations ou de personnels de santé disponible pour l'information et le soutien psychologique.

Nagaré-Mahadaga 052

 

 

Nagaré-Mahadaga 106

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