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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 13:54

Il se passe beaucoup de choses en ce moment ici, mais pas le temps et l'envie de tout déballer pour le moment. Alors pour vous faire patienter et rigoler un peu :

 

 

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 11:05

Dans deux jours, le 8 mars, nous célebrerons la journée internationale de la femme. En France, ça passera surement presque inaperçu, alors qu'au Burkina, je vous le rappelle c'est un grand jour, qui est meme férié.

Cette année le thème est : " Mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle : le rôle des hommes ".

JE vous propose pour en savoir un peu plus une partie d'un interview de mme le Dr. Marie Claire Millogo/Sorgho, présidente du comité d’organisation et par ailleurs secrétaire permanente pour la promotion du genre au ministère de la Promotion de la Femme accordée au journal le Progrès.

 

Le Progrès (L.P.) : Que sous-tend le thème du 8 mars 2012, prévu pour se tenir dans la ville de Dédougou, à savoir " Mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle : le rôle des hommes " ?

Marie Claire Millogo (M.C.M.) : Le choix de ce thème " Mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle : le rôle des hommes ", est la continuité de celui de l’an dernier (Donner la vie sans périr) ; c’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi ce thème figure à nouveau sur les pagnes de 2012. Il n’est pas possible d’épuiser un thème aussi majeur au bout d’une seule année, et encore moins d’une seule journée. Le thème de cette année 2012 trouve d’abord sa justification dans la ferme volonté des autorités de notre pays à réduire, par la contribution des femmes elles-mêmes et aussi par les hommes, la mortalité maternelle. Toute chose qui s’inscrit dans un objectif plus vaste qui est celui de promouvoir et de protéger les droits des femmes. Ensuite, le thème de cette 155è Journée internationale de la femme est d’autant plus pertinent et actuel que les statistiques nous montrent qu’au Burkina Faso, toutes les trois (3) heures, une femme meurt de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, soit environ 307 décès maternels pour cent mille naissances.

Notre pays accuse donc un retard, comparativement à l’objectif 5 du Millénaire pour le développement (OMD) qui consiste à réduire la mortalité maternelle des trois quarts d’ici 2015, soit 101 décès maternels pour 100 000 naissances. De plus, les réflexions autour de ce thème visent à interpeller toutes les couches de la société sur l’urgence de la question, et notamment les hommes. Il s’agit de susciter l’implication réelle de ces derniers sans lesquels les femmes seules ne pourront réduire, voire venir à bout du fléau de la mortalité maternelle. La responsabilité des hommes dans l’atteinte de cet objectif est plus que primordiale dans ce sens que ce sont eux qui détiennent généralement le cordon de la bourse dans les familles, ce qui complique très souvent la prise en charge des femmes enceintes et/ou en situation d’accoucher. Les hommes sont partie prenante du processus de procréation et ils se doivent d’accompagner vraiment leurs femmes de la grossesse à la délivrance.

Il nous revient par exemple des formations sanitaires que plusieurs femmes enceintes et à terme arrivent démunies, sans un minimum pour leur prise en charge. Il y a aussi les cas où certaines rejoignent les maternités tardivement, au moment où on ne peut plus rien faire pour les sauver. Trois types de retards sont constatés au niveau du système sanitaire, à savoir le retard du mari ou des parents dans la non reconnaissance du danger lié à l’état de grossesse, le retard né du problème du moyen de transport (absent ou non adapté), et le retard lié à l’absence de kits d’accouchement appropriés. Une lecture de cette chaîne des trois retards interpelle l’Etat ainsi que tout le monde.

L.P. : Comment comptez-vous atteindre les hommes sur l’importance de s’impliquer dans la lutte contre la mortalité maternelle aux côtés des femmes ?

M.C.M. : Au cours des activités menées dans le cadre des journées précédentes, les femmes ont laissé souvent entendre qu’elles avaient l’information sur tel ou tel sujet alors que les hommes, apparemment, n’en disposaient pas. Cela requiert donc la prise en compte à la fois des besoins spécifiques des femmes et des besoins des deux genres mis ensemble. Les femmes qui sont regroupées en associations féminines sont plus facilement accessibles alors que les hommes restent difficiles d’accès. D’où la nécessité de les sensibiliser en leur donnant l’information juste pour mieux agir dorénavant. A partir de cette année, ils seront ciblés particulièrement à travers une mobilisation sociale d’envergure. Au Niger par exemple, il y a une association dénommée " l’école des maris " à travers laquelle les hommes sont régulièrement sensibilisés sur les bons comportements à tenir pour aider la femme enceinte de bout en bout, afin de réduire au mieux la mortalité maternelle. C’est le type de pratiques que le Burkina Faso gagnerait à expérimenter, bien sûr en tenant compte de nos réalités.

 

 

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cet interview ici : **

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 16:28

Hier, en ouvrant comme d'habitude la page "Le faso.net" pour avoir les nouvelles du pays, on annonce en première page le décès de Georges Ouedraogo.

Grand artiste Burkina, Georges Ouedraogo s'est éteint à 66 ans.

Au Burkina, il est facile et pas rare de croiser les "stars" de la musique ou de la télé. Il était encore plus facile de l'apercevoir, en allant faire un tour dans son dancing le Bozambo, il était très souvent installer à l'extérieur.

Je ne pourrais pas vous retracer son parcours, mais voici le portrait que lui avait consacré Fasozine à l’occasion de ses 40 ans de musique en 2008 :

Auteur-compositeur, batteur et arrangeur, Georges Ouédraogo peut se targuer d’avoir fait danser des générations entières ! Jamais démodé, le doyen de la musique burkinabè vient de boucler, à l’occasion de ses 40 ans de carrière musicale, la première partie d’une tournée triomphale à travers tout le pays.

Suite à la sortie récente de son onzième album intitulé « Tingré » (Souvenir, en langue mooré), et produit par Seydoni, dans lequel sont repris plusieurs de ses meilleurs titres - « Mounafica », « Pougzinga », « Sida », « Carolina » - Georges Ouédraogo était en tournée, du 10 au 13 avril, dans trois grandes villes du Burkina (Banfora, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou). A cette occasion, il était accompagné d’invités vedettes comme Aïcha Koné et Daouda Koné (Côte d’Ivoire), Ami Koita (Mali), Abdoulaye Diabaté (Mali), ainsi que de Jean-Claude Bamogo dit « Man », une autre icône de la musique traditionnelle et moderne burkinabè. La tournée se poursuit courant mai avec, notamment, une escale à Tenkodogo et à Ouahigouya.

Adulé de son public, le « Gandaogo national » est véritablement l’ambassadeur de la musique burkinabè. En 2000, il a été élu « Meilleur artiste de tous les temps » à la cérémonie des Kundé. Deux ans plus tard, il était couronné « Kundé d’or ».

Une longue et riche carrière musicale

Né en 1947 à Gogo-Komsilga, à une cinquantaine de kilomètres au Sud de la capitale, Georges Ouédraogo a fait ses premiers pas dans la musique au cours des années 60, comme percussionniste au « Tiko-Tiko Bar » de Ouaga. On le retrouve plus tard au sein du « Volta Jazz » de Bobo-Dioulasso. Il compose son premier morceau en mooré en 1967. Il part alors pour la Côte d’Ivoire, où il se fait engager chez le trompettiste ivoirien Fax Clark au « Jazz Club quartier latin ». Sur les conseils de Clark, il apprend la batterie, puis devient chef d’orchestre dans le groupe « Les Troubadours », qui anime un cabaret à Treichville, le « Kiriroom ».

Il intègre ensuite les groupes « Freemen » et « New system pop » d’Abidjan, avant d’être repéré par feu Jimmy Hyacinthe, arrangeur et chanteur ivoirien. Georges Ouédraogo participe avec lui à la formation, en 1973, en Allemagne de l’Ouest, du groupe « Bozambo », avec lequel il signe de nombreuses chansons. C’est à travers ce groupe mythique qu’il est véritablement révélé au grand public. Le Bozambo sort son premier 33 tours en 1976. Malheureusement, le groupe vole en éclats une année plus tard, et Georges doit faire cavalier seul. En 1978, il rentre définitivement au Burkina.

Trente années plus tard, malgré une traversée du désert, celui que l’on appelle le « Gandaogo national » donne une certaine impulsion à sa carrière, en restant présent sur la scène discographique. L’album « OUA », sorti en 1997, puis les opus « Gnou Zemes » (2000) et « Rosalie » (2003) ont ainsi pulvérisé les records de vente au Burkina Faso. En vrai parolier, il manie, dans ses chansons, le mooré avec une telle aisance et une telle dextérité qu’il ravit l’ouie et enchante les mélomanes. Et, qu’il habille les mélodies musicales d’envolées lyriques ou d’exhortations de toutes sortes, en mooré, en dioula ou en français, Georges Ouédraogo séduit. Son genre musical oscille entre le slow et une sorte de world music très dansante, basée sur le Warba, la danse traditionnelle populaire des Mossé, son ethnie, qu’il a sublimé de son talent.

Aujourd’hui, son espace culturel, le Bozambo, qu’il a fondé en 2004, au secteur 30 de Ouagadougou, entend promotionner la jeune garde des musiciens burkinabè.

Fasozine N°15, mai-juin 2008

ET si on se quittait en chason?

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 16:18

Je vous ai déjà parler mille et une fois du moyen de déplacement préféré au Burkina : le 2 roues!
Je vous ai aussi dit que mon grand frère était venu au Burkina à l’occasion de mon mariage.
Mais vous ne savez pas que ce dernier s'est enfin mis au blog. Lui c'est sur la moto, il en connaît un rayon...
En me promenant donc sur son blog, que vois-je? une série d'articles sur le 2 roues au Burkina avec une vision neuve par rapport à la mienne!
Si ça vous intéresse suivez ces liens : article 1, article 2, article 3

J'espère que je ne serais pas censuré car il ne veut pas que je fasse de pub!! :D

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 13:32

 

rtb.png

LA Radiodiffusion Télévision du Burkina est maintenant disponible en ligne!!

On peut désormais suivre le journal, les diverses émissions, feuilletons et documentaires de la télévision du Burkina sans s'y rendre!! Ne manquez pas les séries burkinabés ( affaires publiques) ou autres films africains!!

ça fonctionne super bien, l'image est bonne et fluide!

Je vous invite tous à vous rendre sur ce lien RTB

Vous pouvez aussi voir et revoir des émissions!!

Chapeau à la RTB!!

 

pour les programmes et d'autres infos sur la RTB : cliquer

Attention il y a une heure de décalage avec le Burkina (par exemple le journal TV burkinabé sera à 14h15 heure française!)

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 14:31

 Le début d'une nouvelle année appelle le bilan de celle qui se termine.

Et on peut dire que notre année 2011 fut très riche en évènement et émotion...

2011 c'est d'abord la venue de ma tante et ma maman en janvier. Première fois pour ma tante!!

C'est une année de travail plus interessante et épanouissante au sein de ma structure.

C'est aussi notre mariage au mois de juin, accompagnée de la première fois en Afrique (première fois en avion) de mon grand frère.

2011 c'est mon retour en France après plus de trois ans sans avoir quitter le sol burkinabé, beaucoup d'émotions de retrouver tout le monde, mais beaucoup aussi de quitter ces trois ans de découverte et d'intégration.

La cerise sur le gateau de 2011 c'est l'arrivée de notre petit bébé métissé...

Enfin c'est la venue en France du mari et papa... première fois aussi.

Que de premières fois...

   collage2.jpg

Alors que vous souhaitez pour 2012?

une aussi belle année que 2011 fut pour nous!!!

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 16:49

Il y a quelques semaines, je vous expliquais que je rentrais en France pour notamment préparer une petite surprise...

ça y est cette petite surprise a pointé le p'tit bon de son nez épaté, le mardi 15 novembre 2011. Voilà une bonne raison d'avoir un peu délaissé mon blog ces derniers temps, pas mal occupé par le suivi médical qui fut radicalement plus "poussé" que celui que j'avais eu au Burkina. Décalage important mais rassurant, qui fait que tout c'est bien passé.

Voici donc Eliette, Layla, Nomwendey (prénom en langue mooré signifiant "ce qui plait à Dieu).

Eliette-031.jpg

 

Je voulais aussi partagé avec vous une chanson que j'ai découvert grâce àl'article de Françoise sur son blog pour la naissance d'Eliette! Ce sont les Castafiore Bazzoka avec la chanson "P'tits bébés"

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 15:59

Si vous avez une excellente mémoire vous vous rappelerez qu'il y a presque un an je vous avais parlé de cet homme qui parrainait la grande conférence régionale du nord pour le cinquantenaire de l'indépendance du Burkina Faso.

El Hadj Oumarou Kanazoé dit « OK », appartient à la légende des grands entrepreneurs ouest-africains.

Voyons un peu plus qui était OK...

C'est d'abord et avant le flair d'un homme : El Hadj Oumarou Kanazoé. Une succes story burkinabé. Fils unique de samère, Kanazoé, qui naquit le 31 décembre 1927, originaire de Yako à 100km au nord de Ouagadougou (sur la route de Ouahigouya).

Comme souvent à l'époque, en milieu rural, à 7 ans c'est l'école coranique (apprentissage du coran en arabe) qui l'accueille et non l'école française. Fils unique, son père décédé alors qu'il a douze ans, il lui faut très tôt subvenir aux besoins de sa mère. "Mon père est décédé quand j'avais 12 ans. Il ne m'a rien laissé comme héritage matériel et financier, mais des bénédictions sur ma bonne conduite. Elles sont pour moi une richesse énorme et intarissable".

Il se lance dans le petit commerce car il n'a guère d'argent. Ce sont des cotonnades des tisserands de son pays qu'il va vendre, à pied, au Mali ou au Ghana voisin. Il en ramène de la cola, des sandales et du sel qu'il écoule sur les marchés locaux.

Habile commerçant, il ne tarde pas à réaliser quelques petites économies qui lui permettent, en 1950, d'ouvrir une boutique et un restaurant à Yako. Ses affaires commencent à prospérer et en 1955, Kanazoé achète un premier camion pour transporter diverses marchandises. Ainsi prend-il pied dans le transport.

Au début des années 70, il diversifie encore ses activités. On le retrouve dans la construction et le commerce général. Le moment est venu de structurer ses différentes activités. Il crée, en 1973, l'entreprise Oumarou Kanazoé, une entreprise individuelle. Son premier gros contrat est la réalisation (en sous traitance) d'un tronçon de route de 50km. Il commence à se faire un nom. Il devient de plus en plus incontournable dans le secteur stratégique du batiments et des travaux publics.

Aujourd'hui, l'Entreprise est devenue familiale avec la participation active des enfants qui y travaillent tous, considérée comme un véritable empire, elle injecte annuellement 20 milliards de francs CFA (30 millions d'euros) dans le pays.

 

Malgré les succès et la fortune, Oumarou Kanazoé n'a pas oublié son origine modeste et son éducation morale. Il offre des vivres aux régions connaissant un déficit céréalier, construit bénévolement des écoles, mosquées et églises.

L'islam est pour lui ce qu'il a de plus cher. Il aeffectué le pelerinage aux lieux saints et s'investit grandement dans la construction d'édifices religieux et dans la rpise en charge des imams. Il était le président de la Fédération des associations islamiques du Burkina. "Ma fortune, c'est pour servir Dieu et mes concitoyens, pour créer des emplois, redistribuer les richesses et contribuer au bien être du plus grand nombre possible de burkinabés", aimait-il clamer. Son voeu le plus cher : "avoir longue vie et la bénédiction de Dieu pour pouvoir réaliser le maximum de choses au profit des êtres humains".

 

El Hadj Oumarou Kanazoé s'est éteint aujourd'hui à l'âge de 84 ans, maissant derrière lui 4 épouses, et trente enfants.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:48

Aujourd'hui 15 octobre, le Burkina se souvient de Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987 alors qu'il était à la tête de  l'ancienne Haute Volta qu'il avait fait rebaptisé Burkina Faso, pays des hommes intègres.

J'ai déjà à plusieurs reprises parlé de lui sur ce blog : ici ou

 

Une commémoration a lieu cet après midi au cimetière ou il est enterré avec les hommes qui sont tombés avec lui. Cette année c'est un peu particulier car il y a quelques semaines un individu "déséquilibré" à profaner la tombe de Sankara.

Sankara a profondément marqué l'histoire du Burkina, c'est un sujet récurent dans les discussions avec les burkinabé. L'univers politique est divisé entre les partis sankaristes et partis de la mouvance présidentielle.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 17:42

Ce blog est resté ces derniers temps assez en suspens. La raison? un retour en France après plus de 3 ans passé au Burkina... La raison du retour? une petite surprise à l'horizon!
Donc voilà presque deux semaines que j'ai reposé un pied sur le sol français.
Pas tant de dépaysement que je ne le croyais mais plutôt des choses auxquelles je n'étais plus habituée : par exemple se faire la bise, les grands magasins, les nombreuses chaines de télé, et bien sur la nourriture... Mais on s'y fait rapidement vous inquiétez pas pour ça!! hihihi
Je vais essayé de maintenir ce blog à flot ; étant à jamais partager entre le Burkina et la France!!
Alors passez faire un tour de temps en temps!!

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