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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 16:40
A 14h30, nous avons sorti les vélos, à boire, ainsi que des petits cadeaux pour les enfants. Et c’est avec Pélagie et Julienne que nous avons repris le chemin du centre de formation. Arrivé à mi-parcours on entendait déjà les tam-tams. C’était la fête, il y avait du monde. On nous a merveilleusement bien accueillis et fait asseoir sous l’arbre.

            Il y avait donc J.G et sa famille, des voisins, des élèves catéchistes. Il y avait son père qui fut un des premiers catéchistes et un des premiers baptisés. J.G est le 17ème catéchistes et il y en a maintenant (en 2002) 7000.

Son père est venue avec sa nouvelle femme et ses enfants. La mère de J.G est décédé quand il avait 8 ans.

            Pendant que les femmes s’afféraient au fond de la concession, un des jeunes catéchistes s’est mis a chanté, les enfants l’accompagneer au tambour, et on s’est tous mis à danser autour de la petite table.

            On nous a offert le dolo (bière de mil), quand sont arrivés deux motos et un vélo. J.G avait aussi invité le directeur de l’école (que l’on avait pas encore vu), Dieudonné l’infirmier ainsi que Pauline et Matthieu.

On nous a apporter à manger( ici fête rime avec manger…) :  des pâtes, du riz, du bœuf. A 16h ça fait bizarre, mais ça se laisse manger!! Le directeur de l’école revenait de Fada ou il pleuvait tous les jours, il a eu les larmes aux yeux en arrivant en village et en voyant que tout est « mourus ». Il a fait un discours de la part de J.G pour remercier tous ses invités. Ais la fête n’était pas seulement pour les enfants mais surtout pour fêter le mariage civile de JG et sa femme tout récent! On a passé un après midi fantastique. Ona ri dansé, chanté, mangé discuté. Mais il fallait rentré avant la nuit. On a offert nos cadeaux qui ont été élevé pour que tous le monde les voient et tous le monde a applaudis pour nous remercié.

Ils nous ont raccompagné jusqu’à l’entrée de la concession, et on les a quitté après multes remerciements de chaque coté. En plus, ils ont le « merci » facile, alors je vous laisse imaginé le temps que ça a pris.

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 16:38
            Ce matin c’est la messe. Comme le toit de l’église a été emporté avec la tornade, l’heure de la prière a été avancé à 8h à cause de la chaleur.Nous sommes arrivées un peu en avance, et à l’entrée il y avait un vieux que nous avons salué en s’accroupissant. L’église s’est rempli peu à peu et nous avons reconnu des gens déjà rencontrés;

La prière est en langue. Principalement en mooré (langue de l’ethnie des Mossi) et les textes sont traduits par Évelyne la matronne en gourmantchéma (langue des gourmantché). Les chants sont très rythmés. Un groupe d’hommes lançaient une phrase et l’assemblée répétaient accompagnés par les percussions.

Sœur Jeanne a demandé à Barthélemy le catéchistes de nous présenter et d’inviter à rester dans l’église les enfants qui seraient intéressé par su soutien scolaire. On s’est retrouvés avec 9 enfants et quelques jeunes qui suivent les cours au collège à Fada.

En rentrant au prieuré on s’est arrêté chez un instituteur pour leur demandé si on pouvait aller à l’école le lendemain avec les enfants qui le voulaient. C’est comme cela que Hassal nous a présenté un autre de ces collègues : Lompo.

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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 16:31

Après une matinée sous le soleil tapant, le soir je suis aller m’asseoir sous l’apatam des sœurs. C’est une sorte de case mais il n’y a pas de mur, c’est comme un préau mais rond!!

Quand je suis allée m’asseoir il y avait déjà six enfants qui m’ont salués avec la révérence qu’on leur apprend à l’école! Sur les 6, une seule parle français c’est Kadija qui fait le CE2. Pourtant c’est sa copine qui parle beaucoup mais en gourmantché Sanata n’a fait que le CP1. Mais elle n’arrêtait pas de parler et sa copine essayait de traduire. Ils étaient tous très intrigué par mes cheveux, lisses… Ils les touchaient et rigolaient. Très intrigués aussi par les taches rouges sur ma peau, eh oui, coup de soleil…Sanata m’a fait dire qu’elle voulait que je l’emmène en France, de ne pas l’oublier. (Quand je reviendrai deux ans plus tard, je traversai le village en moto avec sœur Jeanne. Arrivé au prieuré une fillette m’attendait déjà devant la porte s’était Sanata, elle m’avait reconnu, et avait courru jusqu’au prieuré…)

 

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 16:28

Ce matin on prend le vélo pour ce rendre chez Jean Gabriel qui s’occupe d’un centre de formation pour catéchistes à 4 km du prieuré. On a rencontré beaucoup de monde qui étaient aux champs, qui allaient cherché de l’eau, des enfants et des troupeaux…

            Arrivé au centre de formation  (CFC), on nous installe sous un grand arbre au milieu de la concession. A peine fait on connaissance avec Jean Gabriel, qu’il nous invite le lendemain à une fête qu’il organise pour encourager ses enfants qui ont fait une belle année scolaire.

            Dans la concession, il y a plusieurs cases qui permet d’héberger des familles de futur catéchistes, mais en ce moment, elles sont vides, il n’a pas d’élèves. Il peut en accueillir 12. Il y a aussi 2 chapelles.

            Il nous a emmené dans leur champs. Juste autour de sa maison, il y a 2ha de maïs, l’autre jour il a plu chez lui (mais pas au village) alors le maïs et le mil sont beau, mais c’est quand même trop sec.

Il réserve 37 ha pour ces élèves qui ont chacun droit à 2.5 ha pour cultiver et vendre ses récoltes.

Ils peuvent bénéficier d’un tracteur qui appartient au centre de formation de Fada…

Il y a aussi des forages dont un qui marchaient avec des panneaux solaires et une dynamo mais tout a été voler!

Revenu sous la grand arbre, on nous a invité à s’asseoir. On a beaucoup discuté, Jean Gabriel est très drôle et intéressant. Il apelle sa concession le petit Paris, le chemin qui vient chez lui est « les champ Elysées »!

Mais nous ne nous sommes pas attardés longtemps car le soleil devenait de plus en plus haut. Pendant que nous « demandions la route » les enfants ont attrapés une poule pour nous en faire cadeau!!!

                        « A demain »

 

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 06:56

Ce n’est pas facile, n’ont pas qu’on ne soit pas fatigué par une journée si intéressante et riche en rencontre, mais le premier problème c’est la chaleur!!!

Et puis, en face du prieuré, il y a ce qu’ils appellent ici une animation. C’est une sorte de salle de jeu ou télé. Fafa, à coté de sa maison, ouvre tous les soirs ce local ; il a un magnétoscope et une télé, et passe des cassettes le soir. Il y a aussi un baby-foot de fabrication maison. Ils jouent en équipe et crient à chaque but… (on ne profitera jamais de cette ambiance de soirée!)

A 23h, tout s’arrête. Il arrête la cassette, rentre le baby-foot les quelques chaises et rentre chez lui juste à coté.

Et nous on peut enfin dormir … quand il ne fait pas trop chaud!!

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 06:53

On se promenait dans le village quand on est venu nous chercher pour nous dire que les instituteurs nous attendaient sous l’apatam du prieuré. Hassal était là pour nous présenté deux de ces collègues : Barthélemy et Urbain.

La première chose qu’on apprend sur leur métier c’est qu’il ne l’ont pas choisi. Ici, pour avoir un travail, les gens passent le plus de concours que leur permettent leur moyens : douane, santé, police, éducation, gendarmerie, finances, environnement… « Par la volonté de Dieu » un a réussi. Ils sont aller à l’ENEP. La première année c’est de la théorie, et la deuxième, des stages. Après ils ont une classe, mais ne seront pas payer mais indemniser car ils font une année pour l’Etat. Ils peuvent choisir leur affectation mais on les envoie là ou il y a besoins, et ou personne ne veut aller : en brousse. Eux, sont arrivés à Kompienbiga l’année dernière.

Barthélemy s’occupe du CP1(sorte de grande section de maternelle, permet aux enfants de se familiariser avec le français). C’est difficile parce que les enfants ne parlent pas un mot de français. Les instits n’ont pas le droit de parler la langue (de toutes façons rien qu’a Kompienbiga, 4 langues sont parlés… et puis si l’instituteurs n’est pas de la région, il ne peut pas se servir de la langue pour parler aux enfants). Mais Barthélemy nous dit que parfois il utilise quelques mots en langue. Sinon, les enfants qui ont compris soufflent aux autres en langue.

Hassal a le CE1 et Urbain le CM1. Ils enseignent tous les deux sous un hangar en paille depuis que le toit de l’école est endommage. C’est difficile pour Hassal qui doit passer la journée courbé car il est très grand.

Cet après midi ils auraient du faire classe, mais il n’y avait pas d’enfants. Les parents les gardent pour travailler car ils espèrent la pluie. Il ne reste qu’une journée de classe avant les vacances… Et puis les enfants qui viennent de loin, ne viennent déjà plus.

La journée de classe c’est 7h30-12h et 15h-17h. Certains restent manger car il y a une sorte de cantine qui a été organiser pour les enfants qui habite loin. Certains font jusqu’à 15 km pour venir à l’école. Mais normalement, une école ouvrira dans leur quartier.

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 11:46

Hélène est donc passée nous voir lorsque nous faisions notre lessive, elle revient de l’hôpital. Elle a eu de gros problème a une jambe étant petite et depuis elle boitait, elle ne pouvait plus se servir de son pieds. Les frères missionnaires l’ont montré à un frère qui est chirurgien, et qui opère ceux qui ne peuvent pas se payer l’opération. Les frais sont pris en charge par une ONG Hollandaise. Les cas pris en charge doivent être approuvé par l’ONG avant toute décision. Hélène a une donc la chance d’être opéré, à l’o de Tanguiéta qui n’est pas l’hôpital de la province ou elle habite mais un hôpital qui se trouve à la frontière béninoise. Elle es très heureuse de s’être fait opéré. Même si maintenant elle doit gardé une attele pendant quelques mois. Cette attele c’est une sangle qui passe sous le pied, relié à deux barres de fer de chaque coté de la jambe jusqu’au genou, attaché par une sorte de grosse ceinture…

Elle a 18 ans mais en parait 15. Elle est timide mais parle assez bien français. Elle est aller à l’école jusqu’en CM2 mais n’a pas obtenu son CEP. Elle n’aime pas l’école, elle dit que les professeurs les frappaient (mais ce ne sont plus les mêmes instituteurs maintenant). Elle trouve que c’est dur, car tout est en français et pas dans leur langue. (le français est la langue officielle et les instituteurs ne sont pas autorisés utiliser les langues à l’école. Mais depuis quelques temps ont voit se développer les écoles bilingues, et les écoles d’alphabétisations en langue).

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 15:35

Une fois au prieuré, on s’est installée près de la pompe pour faire notre lessive (eh oui, à la main. En 5 ans, je ne suis pas encore devenue experte, je choppe des ampoules! Mais ça donne un brin de fierté une fois que tout est étendu sur les fils!). Depuis notre observatoire, on a vu Noellie, son mari et leur bébé Romaric, venu salué Sœur Geneviève, lui souhaité bonne arrivée (elle avait passé deux mois en France). D’autres femmes sont venues chercher des feuilles d’épinards pour faire la sauce. Léa venait cherché des aubergines, mais il n’y en avait plus et est repartie finalement avec des feuilles d’épinards. Hélène est passée (je vous reparlerai d’elle), et nous a appris quelques mots de mooré. Un jeune mécanicien, voisin des sœurs, Eloi, est venu nous saluer. Il est tourmenté par le temps. Il nous a dit que les musulmans prient pour qu la pluie vienne depuis hier. Ensuite, est arrivé Zacharie, catéchiste à Kompienbiga. Il parlait avec Jeanne, qui s’était assise avec nous, en mooré. Eloi nous a traduit un peu ce qu’il disait : Il a planté il y a trois semaines (dernière pluie) et que depuis trois jours c’est crevé, il faut recommencer.

Enfin, malgré tout ce monde on a pu finir notre lessive, et aller manger.

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 00:00

Pour aller à la pépinière on doit passer un marigot, à la saison des pluie il est normalement plein mais en ce moment on passe encore avec les pieds au sec… On passe devant des karités et des manguiers qui ont été plantés, et à travers des champs de petit mil, de sorgho et de riz.On trouve à l’arrivée une concession pleines d’enfants, et deux femmes. Ce sont la mère et le femme de Pierre (dont je vous ai parlé précédemment et qui est décédé).
Pierre était très dynamique et avec d’autres jeunes, ils avaient crée un jardin : un peu de mais, des piments ; Ils avaient ajouté du fumier, qui n’est pas une pratique courante ici. Ils avaient greffé des manguiers.
Mais maintenant plus personnes s’en occupe et tout est à l’abandon.
Avec cette pépinière, ils avaient creusé un puits, avec l’aide des frères missionnaires installé à Pama.
Sœur Jeanne qui nous avait accompagné à commencer à arroser, finalement elle a décidé de ramener les greffons au prieuré… Elle nous en a donner et mis les siens sur la tête. En nous regardant, elle a rigolé et nous a dit que c’était plus facile à porter sur la tête. Seulement, sur nos cheveux ça ne tenait (ça glisse!!).

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 16:02

Les gens ici sont vraiment très accueillant, ils sont très ouverts, et beaucoup nous ont offerts des cadeaux de bienvenue… Il y en a très peu qui parlent français mais la plupart connaissent « bonjour » et « ça va », on y a droit à chaque fois qu’on croise quelque un. Ils nous souhaitent aussi tous « bonne arrivée », tout le temps. Ça ne signifie pas une bonne arrivée ici en Afrique mais ici dans leur maison, dans leur village, dans leurs champs, ou qu’on revienne au prieuré aussi!

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