Ce blog, pour faire le lien avec mes ami(e)s du Burkina quand je suis en France, et avec ma famille et mes ami(e)s de France que je suis au burkina......
Nous avons ensuite poursuivi notre visite du village par l'église, dont le toit a été totalement soulevé par la tornade. Comme nous n'étions pas loin, nous avons rendu visite au chef du village, Sidibi. Il nous a accueilli dans la case prévu à cet effet. Il ne parle pas français, ne sait ni lire ni écrire, ce qui ne lui donne pas beaucoup de pouvoir. Il a un délégué (adjoint), que nous avons croisé à vélo, tout habillé de blanc; qui lui ne parle qu'un peu le français. C'est lui qui sillonne le village à la rencontre des gens et de leur problème. Ce sont eux deux qui attribuent les terrains. La terre est à l'état, mais le terme d'appartenance est très respecté.
En rebroussant chemin nous avons croisé une fillette portant sa farine de mil sur la tête. Elle a perdu son papa (Pierre), il y a peu de temps. Il souffrait d'un hernie (étranglé), et à ce moment là, il n'y avait pas encore la radio au dispensaire. Il a pourtant pu arriver jusqu'à Fada, à l'hôpital mais c'était trop tard.
Nous avons aussi vu le moulin (un des moulins). Les femmes n'écrasent plus le grain elles mêmes, elles l'emmènent au moulin, c'est plus vite fait. Le moulin marche au gasoil, pour refroidir le moteur il y a un énorme tonneau d'eau à coté. L'homme qui s'en occupait nous a demandé si nous avions la même chose chez nous...
Finalement, nous nous sommes retrouvé au prieuré, c'était l'heure du déjeuner, et puis celle de la sieste, jusqu'à 15h, une bonne heure et demie de repos bien mérité.