Ce blog, pour faire le lien avec mes ami(e)s du Burkina quand je suis en France, et avec ma famille et mes ami(e)s de France que je suis au burkina......
La journée, au village commence tôt, très tôt, dès 4h30,5h, on entend les femmes s'affairées dans la cour. Par chance on nous a laissé faire la grasse mat' jusqu'à
7h!
Après une petite douche, ou le mur s'arrête au niveau des épaules pour les moins grands..., on a profité de la douceur du temps. Le ciel était coueur, mais il ne pleuvait pas.
L'oncle d'Adama nous a proposé d'aller jusqu'au goudron pour que je puisse manger quelque chose. en effet, le tôt de petit mil à 7h du mat ça ne passe pas (à 12h non plus!).
Nous voilà donc reparti dans la brousse. On a fait une petite halte au village, car l'oncle devait aller "saluer des funérailles". Les vieux qui buvaient le dolo à côté sont venus nous saluer. Ce
sont les seuls à part les très jeunes, qui m'ont salué en français ; ça les a bien fait rire.
Ensuite on a repris la piste. L'oncle, Salif, a un moulin, dans le marché de son village, et puis c'est le village, tout le monde se connait alors on s'arrêtai presque tous les 100m!!
Finalement, on est arrivé au goudron, et on s'est installé dans le seul maquis, restau du coin. C'est aussi là que Salif fait chargé son portable. On a trouvé à manger, et à boire!! le dolo
(bière de mil) c'est bien, mais la vrai bière c'est encore mieux! Pourtant on est ensuite passé dans un autre coin de dolo, on a pu trouver des noix de cola et du vin, pour offrir aux vieux de la
cour familliale. On voulait trouver ausi des feuilles de tabac, alors on a longé le goudron, mais la pluie nous a obligé à s'arrêter avant dans une buvette. Moi, ce petit tour m'avait un
epu fatigué, et j'ai profité de la pluie et des supers fauteils en rotin pour piquer un p'tit roupillon!
Au bout d'une heure la pluie s'étant calmé on est rentré à la maison.
On voulait reprendre le car vers 15h, mais il a plu, et après les très longues salutations et bénédictions on a pris la piste qu'à 17h30, juste avant la nuit!
Comme je vous l'ai dit, il avait bien plu, on avait notre valise en plus, et le trajet jusqu'au goudron s'est transformé en parcours du combattant. Heureusement, dans chaque partie un peu
douteuse, ou les flaques étaient devenues des mares, il y avait toujours qu'elqu'un pour nous indiqué le passage le moins risqué! Il nous a quand même fallu descendre 2 ou 3 fois de la moto
par prudence.
On a mis presque une heure pour arrivé au goudron et seulement 20 min pour trouver un moyen de transport pour nous ramener à Ouaga ; et cette fois un vrai gros bus, qui a mis seulement 40min pour
arriver à la capitale.
L'aventure n'était pas fini car la vraie grosse pluie nous attendait à l'arrivée. On est donc rentré à la maison mouillé jusqu'aux os.
Chouette aventure!