Ce blog, pour faire le lien avec mes ami(e)s du Burkina quand je suis en France, et avec ma famille et mes ami(e)s de France que je suis au burkina......
1) Je cherche un nouveau logement pour la fin du séjour. J'ai visité un entrer coucher pas mal, avec douche et toilette externe mais très bien fait et propre. Le fils du bailleur m'a fait visiter, mais me dit que pour se mettre d'accord sur les "conditions financières" il faut voir le vieux, c'est lui le bailleur. Le vieux était justement assis devant la cour. quand je l'ai salué (avec toutes les marques de respect qu'il se doit ici: on s'agenouille devant les vieux, genre révérence ; et cela que tu sois homme ou femme), le vieux m'a dévisagé et s'est vite tourné vers son fils. Ils se sont parlé en mooré mais j'ai très vite compris que "ça avait l'air mou"... (oui, je comprend plutôt bien le mooré maintenant).
Le fils m'a expliqué que le vieux dit que la maison est occupé (alors que c'est faux, c'est le fils qui gère les visites et tout). Le démarcheur qui m'avait accompagné m'a dit que c'est parce que je suis blanche que le vieux à refuser... Revanche sur la colonisation??
2) Hier, au CREN, une femme est venue avec ses jumeaux pour une consultation. tout s'est passé comme d'habitude (prise des paramètres, et conseils). Quand se fut terminé je suis parti dans le bureau pour travaillé sur l'ordinateur.
Cette meme femme est venue tapé à la porte. Je lui ai dit d'aller voir les infirmières, mais le gardien est venue me dire, que la femme ne voulait parler qu'a la "nassara" (la blanche). Elle avait demander la responsable, quand on lui a montré la responsable, elle a dit : non, je veux la responsable blanche... Le gardien lui a expliquer que moi je suis venue apprendre auprès de ces responsable noire comme elle, que je suis étudiante, et que je ne peux rien pour elle, si ce n'est de l'envoyer à l'action sociale!
Elle voulait qu'on lui donne de l'argent. Cette petite histoire a bien fait rire mes collègues, moi un peu moins parce que ce n'est pas la première fois qu'on veut me racketté...