Ce blog, pour faire le lien avec mes ami(e)s du Burkina quand je suis en France, et avec ma famille et mes ami(e)s de France que je suis au burkina......
Aujourd’hui c’est le premier jour des épreuves du Certificat d’Etude Primaire. Tous les élèves de CM2 se retrouvent pour composer dans toutes les matières qu’ils ont étudiées cette année.
Cet examen aurait du avoir lieu tout début juin selon les calendriers pré établit à la rentrée, seulement la crise qui a touché le Burkina en février avait fait arrêté les cours pendant plusieurs semaines, ainsi que plusieurs grèves qui ont suivit. Ainsi l’Etat a fait reporté tous les examens d’au moins 15 jours.
Cependant, la semaine dernière plainait un doute autour de la tenue de ce dit examen. Les instituteurs avaient émis un avis de grève pour le 14 et 15 juin… Leur revendications reprenaient les termes des précédentes. Certains avaient eux gains de cause mais pas tous. Heureusement, tout le monde c’est mis d’accord.
Et hier, aux alentours de 13h, alors que je prenais le frais sous les arbres devant chez nos voisins après une grande pluie, j’ai vu passé un cortège étonnant. En me renseignant, j’appris que les élèves des villages alentours venaient passés les épreuves à Ouahigouya, ils restaient donc plusieurs jours, logés dans les centres d’examen. Ce sont donc une trentaine d’enfants avec nattes, seau et cartables ainsi qu’une charrette avec d’autres effets, que j’ai vu défilé dans notre rue. Les gens les voyant passé leur souhaitaient bonne chance, c’était sympa.
Alors en ce premier jour d’examen, je souhaite une belle réussite à tous ceux qui s’attaque au CEP, j’ai une pensée particulière pour deux enfants de l’école des sourds qui franchissent une étape difficile, à tous ceux qui ont préparé l’examen en cours du soir (des plus jeunes aux adultes), à tous ceux qui ont échouer l’année dernière, et à Yann et Abou !
Je leur souhaite aussi d’obtenir le précieux sésame d’entrée en sixième. Sans cela, impossible d’intégrer un lycée public, cela veut dire redoubler pour retenter sa chance l’année d’après ou alors s’inscrire dans un lycée privé (et payant)…