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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:10

La personne qui nous a présenté les groupements Naam n’est autre que le président de SOS Sahel Burkina, c’est un sociologue, Mr Albert Sawadogo.

 

Je vous ai déjà parlé des groupements Naam, mais c’est une telle organisation qu’on peut en remettre une couche.

Fondé par Bernard Ouedraogo en 1967, le système des groupements Naam se base sur une tradition.

En effet, depuis des lustres, dans les villages Mossi, les jeunes des villages, âgés de 25 ans, se rassemblaient pour former le Combinaam (le pouvoir des jeunes). Ce groupe fonctionnant démocratiquement, partait aidé les villageois dans les champs. Au moment des récoltes on les payait. Cet argent était utilisé pour organiser une fête !

C’est sur ça que Bernard Ouedraogo c’est basé pour rassembler les gens, les faire travailler ensemble (comme une coopérative). Le but de ses groupements est surtout de réhabiliter le territoire dégradé et menacé. Leur approche du développement : partir de ce que sont les gens, de ce qu’ils savent faire, et de ce qu’ils veulent.

A l’heure actuelle, les groupements Naam se sont étendus dans tout le territoire (ou ils portent des noms différents en fonction de la langue locale).

Ils sont au nombre de 6522 (groupes), regroupés en 97 unions, présent dans 30  des 45 provinces du pays, et représente plus de 600 000 personnes dont 52% de femmes.

Vous pensez bien que c’est donc un outil important de dynamique du développement rural, et possède ainsi un fort pouvoir de mobilisation social !

 

Leurs activités :

-      Alphabétisation

-      Réhabilitation

-      Grillage, séchage de mangues, savons tissage (c’est ce que nous avion visiter avec ma famille)

-      Centre de formation

-      Radio La voix du paysan, crée en 1996 et qui émet jusqu’à 150km

-      Gestion de moulins par les femmes

-      BTEC (coopérative d’épargne et de crédits)

-      Unit » de sécurité alimentaire

-      Centrale d’activités commerciale.

 

En partant d’une tradition très encrée dans le Yatenga, le fondateur a crée des groupements qui sont devenus des modèles pour plusieurs pays. Il a ainsi gagné le prix de leadership en 1989, ainsi que le prix Nobel alternatif en 1990 en suède.

C’est lui aussi qui est à l’origine de l’ouverture de SOS Sahel international au Burkina.

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commentaires

michèle 03/12/2010 10:54



Très interessants tes articles ...j'étais allée sur le lien des groupemnts Naam, quand tu nous en avais parlé l'année dernière...les actions qu'ils mettent en place sont formidables .tu te
rappelles ? on était allé voir la fabrique des savons , fours solaires ect... Il faudra qu'on y retourne au mois de janvier , avec Sylvette